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Mardi 27 mars 2007 2 27 /03 /Mars /2007 17:04
Bienheureux Pier Giorgio Frassati
6 Avril 1901-1925
 
 
 
Pier Giorgio Frassati est né à Turin, en Italie, le 6 avril 1901. Son père, Alfredo, agnostique, sénateur puis ambassadeur en Allemagne, était le fondateur et le directeur du journal libéral « La Stampa ». Sa mère, Adélaïde Amétis, peintre à ses heures, était une femme ferme, au christianisme peu enclin à la ferveur. La vie familiale était aisée et se déroulait entre Turin et Pollone, à soixante-dix kilomètres de là, lieu de la propriété familiale au cœur des montagnes qui seront un lieu essentiel de l’itinéraire intérieur de Pier Giorgio. Luciana, sa petite sœur, grandit avec lui à la maison, jusqu’à son admission au collège des Pères Jésuites. Là sa vie intérieure connaît un essor qui ne devra plus s’arrêter, rythmée très tôt par la communion quotidienne.
 A chaque âge de sa vie, Pier Giorgio sut alimenter sa soif de Dieu par des engagements spirituels dans des groupes de piété et d’apostolat pour jeunes. Il devint tertiaire dominicain à l’âge de 22 ans.
 Entré en 1918 à l’école polytechnique, son rayonnement dans le milieu étudiant fut particulièrement important. Inscrit à l’action catholique, il y défendit les couleurs de sa foi, avec une fermeté et un naturel qui ne nuirent jamais à la charité. Quand il fallait pour cela payer de sa personne, il ne le refusait pas, se faisant même arrêter au cours d’une manifestation d’étudiants catholique que l’état fasciste tentait d’interdire.
 Son engagement social, au travers des conférences St Vincent de Paul, trouvait auprès des pauvres son déploiement le plus pur. Il les visitait de longues heures durant, dans les quartiers défavorisés de Turin : leur donnant ses propres biens, les aimant avec tendresse et leur consacrant le meilleur de son énergie... « Autour des malades, autour des malheureux, je vois une lumière que nous n’avons pas » . « Jésus me rend visite chaque jour par la communion, et moi je la Lui rends modestement en visitant ses pauvres ».
 Au milieu des siens qui ignoraient à peu près tout de sa vie intérieure et missionnaire, Pier Giorgio, dans l’humilité, gravit les cimes de la sainteté d’un pas déterminé et accéléré. Sa prière simple et silencieuse, parfois longuement prolongée dans la nuit, le portait en avant et le protégeait contre toute aigreur. Fantaisiste par caractère autant que par choix spirituel, il créa avec des amis « la société des types louches », groupe remuant, chahuteur et enthousiaste dans son engagement chrétien : son apostolat mêlait ainsi à une joie exubérante une ferveur communicative. C’est dans la montagne qu’il aimait à élever l’âme de ses amis au cours d’excursions sportives dont le caractère physique était toujours au service de la vie intérieure (c’est pour cela que le pape Jean-Paul II l’a proclamé patron des sportifs).
 Souvent éprouvé dans sa foi par la contradiction du monde et de ses proches eux-mêmes, il sut garder une pureté dont toute tristesse était bannie. Deux phrases limpides et lapidaires le résument à merveille : « A nous , il n’est pas permis de vivoter ; vivre est notre devoir ! Trêve donc à toute mélancolie ! » , « Un catholique ne saurait manquer de gaîté ; la tristesse doit être bannie des cœurs catholiques ; la douleur n’est pas la tristesse, qui est une maladie, la pire de toutes ».
 Les derniers jours de la vie de Pier Giorgio révèleront l’extrême pureté avec lequel il avait fait de sa vie une offrande constante. Se sentant gagné par la maladie, il consacra ses dernières forces au profit de son prochain et à régler ses promesses envers les pauvres dans le moindre détail. Après une semaine d’agonie cachée, qu’ignoraient même les siens, il s’en remit à Dieu et mourut de la poliomyélite, contractée probablement dans un taudis de Turin. Comme il le disait lui-même, il s’en allait vers « la vraie patrie pour chanter les louanges de Dieu ». L’immense foule reconnaissante qui se pressa autour de son cercueil surprit sa famille autant que la brutalité de sa disparition.
 Son rayonnement humble, fervent et joyeux fut tel que sa renommée se répandit en Italie comme une traînée de poudre. On ouvrit très vite son procès de béatification. En 1981 sa dépouille fut reconnue intacte. Il fut béatifié le 20 mai 1990 place St Pierre par Jean-Paul II, qui avait confié à sa garde les JMJ successives. Pour le centenaire de sa naissance, le pape renouvela avec
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Mardi 27 mars 2007 2 27 /03 /Mars /2007 17:02
Points de repère
Pier-Giorgio : un saint pour les jeunes
jeudi 14 octobre 2004.
 
 
Pier-Giorgio Frassati est vraiment le saint qu’il nous faut aujourd’hui, dans un monde où tout semble se désagréger : un saint fort, joyeux, rempli d’espérance, un saint qui nous entraîne vers les sommets où tout est pur, parce qu’il sait que sa seule richesse est en Dieu. Une vie solide dont les piliers sont la foi et la charité. Une vie qui éclate joyeuse et pure. La vie de la jeunesse éternelle ! La vraie vie que Jésus-Christ est venu sauver en donnant sa vie. Entretien avec Wanda Gawronska, sa nièce.
A travers Pier-Giorgio Frassati, l’Eglise nous propose un saint pour aujourd’hui, spécialement pour les jeunes précise le Saint-Père qui l’a béatifié le 20 mai 1990. En quoi est-il un modèle pour nous ?
Bien qu’il ait vécu au début du siècle dernier - Pier-Giorgio, né le 6 Avril 1901, a rejoint le Ciel, « sa vraie Patrie », le 4 Juillet 1925 : il disait que ce serait « le plus beau jour de sa vie » - il est vraiment un exemple pour tous les jeunes d’aujourd’hui.
Jean-Paul II disait le jour de sa béatification : « Le jeune Frassati est un maître à suivre... La prière et la contemplation, le silence et la pratique des sacrements donnent substance et force aux multiples formes d’apostolat, et toute l’existence, vivifiée par l’Esprit Saint, se transforme en aventure merveilleuse ». C’est à cette « aventure merveilleuse » que Pier-Giorgio nous convie aujourd’hui. Malgré la souffrance de la maladie, malgré l’incompréhension totale de sa famille, malgré la douleur profonde des conflits entre ses parents qui a failli conduire à une séparation, il ne cesse de nous entraîner sur une route de joie, d’amitié, d’humour, d’engagement dans la vie associative universitaire, sociale ou encore politique, « vers les Cimes » (Verso l’Alto !). Ainsi, Pier-Giorgio nous guide dans une vie tout entière donnée à Dieu et aux autres.
Toutes ses actions découlent donc de la prière et de l’adoration ?
Pier-Giorgio avait découvert l’amour infini de Jésus, « un amour qui surpasse tous les autres ». La charité, l’amour de Jésus est ainsi devenu son programme de vie : aimer Jésus plus que tout. Par sa fidélité à la messe et au chapelet quotidien, par ses fréquentes adorations nocturnes, il se laissait combler par cette charité : « Jésus me rend visite chaque jour par la communion, et moi, je la Lui rend bien modestement en visitant ses pauvres ». « Je veux être un ingénieur des mines pour pouvoir mieux servir le Christ parmi les mineurs »
Ce qui était admirable chez lui, c’est sa délicatesse extraordinaire pour découvrir les véritables besoins des autres : que ce soient les pauvres qu’il visitait si longuement, que ce soient ses amis ou sa famille. Sa charité se faisait inventive pour trouver sans cesse le mot juste, le geste approprié : on n’a jamais fini d’aimer, on n’a jamais aimé assez... La mesure de l’amour, c’est d’aimer sans mesure, disent les saints.
Boute-en-train, débordant de vie, il affirme que « la tristesse devrait être bannie des cœurs catholiques ». Sa vie ne fut pourtant pas toujours facile. Quel est son secret ?
« Tu me demandes si je suis joyeux. Comment pourrais-je ne pas l’être ? Aussi longtemps que la foi m’en accordera la force, je resterais toujours joyeux ». Il ne faut pas confondre la douleur et la tristesse. « La Foi est l’unique ancre de salut et il faut s’y agripper fortement. Sans elle, que vaudra notre vie ? Rien, ou plutôt nous aurions vécu inutilement, parce que dans ce monde tout n’est que douleur, et que sans la Foi, la douleur est insupportable. Au contraire si la douleur est alimentée par la petite lueur de la Foi, elle devient belle parce qu’elle aguerrit l’âme aux combats. Aujourd’hui dans la lutte, je ne peux que remercier Dieu qui a voulu dans son infinie miséricorde concéder cette douleur à mon cœur, afin qu’à travers de pénibles épines, je me tourne vers une vie plus intérieure et plus spirituelle ».
Il ne se plaignait jamais : même la veille de sa mort, sa famille ignorait la gravité de sa maladie !
L’amitié est quelque chose d’essentiel dans sa vie, il a fondé un groupe original : « les types louches ».
Au cours des deux dernières années de sa vie, Pier-Giorgio envisageait toutes choses avec le souci de la plus grande efficacité, comme s’il devait saisir une occasion qui ne se représenterait plus : ce fut dans ces conditions qu’il imagina et fonda la Société des Types Louches. Il s’agissait d’un groupe d’amis dont le but était de faire régner la Terreur de la Charité ! Par leur joie, par leur humour et quelques « attentats », mais surtout par leur foi et leur prière, ils développaient un enthousiasme commun pour l’apostolat chrétien.
Presque automatiquement, la montagne fut le lieu de prédilection de leurs rencontres et l’occasion d’apostolat et de prière en commun. Bien plus qu’un cadre, les montagnes représentaient toute la vie de Pier-Giorgio : par delà la fatigue de l’ascension, entraîner les autres par les chemins du beau, de la joie et de la charité jusqu’au Sommet !
Catholique engagé, peu soucieux du qu’en dira-t-on, il n’hésite pas à partager sa foi et place toujours Dieu en première position. Il vit pleinement de la profonde liberté des enfants de Dieu. Un cœur à cœur avec Dieu quotidien crée une âme de missionnaire ?
Pier-Giorgio avait le courage de faire entendre sa voix parmi les autres, et de proclamer la Vérité. Engagé dans de nombreuses associations, dans de nombreux mouvements, il savait rester libre : il y puisait le meilleur mais savait avec force taper du poing sur la table pour faire entendre la Vérité qu’il servait.
Sans jamais juger les autres - au contraire, il leur trouvait toujours des excuses sincères - il restait toujours fidèle à lui-même, fidèle à la voie tracée devant lui par sa foi, par sa charité, sûr qu’il était guidé par son Seigneur. C’est cette charité brûlante en lui qui le poussait à se battre pour ses idées, notamment par son engagement politique : il a participé à plusieurs manifestations et même à des affrontements avec la police ! La charité véritable doit transformer la société : « La charité ne suffit pas, il faut des réformes sociales ». Pourtant, « de temps en temps, je me demande si je continuerai à suivre la voie droite, si j’aurai la force de persévérer jusqu’au bout. A cet effroyable assaut du doute, la foi, qui m’a été donnée au baptême, me suggère d’une voix très sûre : « par toi-même tu ne feras rien, mais si tu prends Dieu pour centre de toutes tes actions, alors tu arriveras au but ».
« Pour la paix, je donnerai ma vie aujourd’hui même ! » s’est-il exclamé. Sa parole est d’une actualité brûlante. De quelle façon y a-t-il oeuvré ?
Pier-Giorgio a connu la première guerre mondiale, il a connu la montée du fascisme en Italie... Il mesurait donc très bien ce que signifiait cette paix. Pourtant, il se demandait ce qu’un jeune pouvait faire pour que la paix s’établisse. Là encore, sa charité inventive a fait ses preuves : il est devenu un apôtre infatigable de la paix, de la vraie Paix auprès de ses amis. Il s’est engagé dans la Pax Romana, mouvement européen d’étudiants en faveur de la paix.
Sa conviction profonde, c’est que seule la charité peut apporter la paix aux hommes, seule la foi en Jésus-Christ est capable de nous unir les uns les autres. Pour bâtir avec Dieu cette paix, il suffit donc d’aimer ! Il concluait souvent ses lettres par des formules proches de celle-ci : « Mes meilleurs vœux, ou même un seul, mais je crois que c’est le seul qu’un véritable ami puisse faire à celui qui lui est cher : que la Paix du Seigneur soit toujours avec toi, car si tu possèdes chaque jour la Paix, tu seras vraiment riche ».
En un mot, comment pourrait-on résumer le message de Pier-Giorgio ?
Pier-Giorgio se caractérise surtout pas sa simplicité, sa spontanéité. Fidèle à lui-même jusqu’au bout, il ne fait que suivre la route tracée devant lui par le Bon Dieu. Aujourd’hui, on se complique souvent la vie en se cherchant des justifications, des excuses pour agir ainsi ou agir autrement.
Pour Pier-Giorgio, tout est simple au contraire : il marchait avec Jésus à ses côtés. Il suffit d’être logique avec soi-même, avec sa foi. Comme tous les jeunes, Pier-Giorgio a connu des difficultés, des tentations sur ce chemin : mais il savait rester vainqueur dans ce combat de tous les jours grâce à sa volonté de fer, fruit de son éducation et don de Dieu - il priait sans cesse pour que Dieu lui accorde « une volonté inflexible qui ne [lui] fasse pas défaut dans la réalisation de ses desseins ».
« Vivre sans la foi, sans un patrimoine à défendre, sans soutenir dans une lutte continue la vérité, ce n’est pas vivre mais végéter. Nous, nous devons jamais végéter, mais vivre ». Jean-Paul II disait aussi : « Il répète qu’il vaut vraiment la peine de tout sacrifier pour servir le Seigneur. Il témoigne que la sainteté est possible pour tous et que seule la révolution de la charité peut allumer dans le cœur des hommes l’espérance d’un futur meilleur ».
Vous avez eu l’idée de lancer une grande chaîne de prière le 6 avril pour fêter son anniversaire. Pourquoi ?
Pier-Giorgio disait à ses amis : « Mon testament ? Il est dans ma poche : c’est le chapelet ». C’est pourquoi, pour offrir des chapelets à ses amis, il cultivait dans son jardin une plante pour fabriquer des chapelets avec les graines qu’il recueillait. A un ami qui lui disait en le voyant sortir d’une église avec son chapelet à la main : « Pier-Giorgio, tu es donc devenu bigot ? », il répondait : « Non, je suis resté chrétien » !
On imagine qu’elle aurait été sa joie d’entraîner ses amis à prier le chapelet en cette « Année du Rosaire » ! Prier ce chapelet avec Pier-Giorgio, c’est donc le plus beau cadeau que nous puissions lui faire...
Mais nous voulons prier ce chapelet pour le Saint-Père, le Pape Jean-Paul II, à l’occasion du 25ème anniversaire de son Pontificat. Nous savons à quel point Pier-Giorgio aimait le Pape ; il écrivait à un ami : « Je voudrais être à ta place pour voir le Saint Père de temps en temps. Tu sais combien j’aime le Pape ; je voudrais faire quelque chose pour lui. Mais ne le pouvant pas, je prie chaque jour pour que Jésus lui donne toute consolation et bénédiction ».
Cette chaîne de prière est finalement un cadeau que Pier-Giorgio nous fait pour nous entraîner avec lui dans son amour du Christ, de la Sainte Vierge, et du Saint-Père, jusqu’au sommet ! Verso l’Alto !
Source : ChristiCity
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